Qui sommes-nous ?

« Les mains sur terre » est une SCOP-SAS (Société Cooperative Ouvrière de Production, sous le statut de Société à Actions Simplifiées), entreprise dédiée à la valorisation des bio-déchets (ou résidus organiques de production humaine) : elle accompagne les projets individuels, entrepreneuriaux, associatifs ou institutionnels vers la réduction des déchets et de leur transport comme avec des projets de compostage, d’installation de toilettes sèches, d’ateliers jardin ou encore de production de champignons sur marc de café recyclé.

Ses membres sont :

Ines Goffre-Pedrosa, diplômée en sociologie de l’égalité et venant du milieu culturel, elle a développé (et développe en parallèle) la location de toilettes sèches dans le domaine associatif sur des évènements locaux. En charge du pôle toilettes sèches elle a rejoint l’équipe en 2019 pour se former et accompagner l’équipe dans les différentes activités.

Marion Baillet, après l’obtention de son master en Gestion Sociale de l’Environnement à l’université Champollion, elle a développé son projet de champignons sur marc de café. Après les différentes phases de test, les productions commencent pour vous offrir des champignons frais, locaux et produits grâce à du marc de café recyclé.

Pascale Brûlet, maitre-Composteur et Architecte DPLG, elle développe l’activité de « Les mains sur terre » depuis juin 2015 autour des problématiques de la nature en ville ; mise en place de composteurs de proximité, animations de jardins, ses dynamiques accompagnent les publics à faire et mettre les mains dans la terre.

La structure est domiciliée au 7 rue du Mas de Bories à Albi. Venez nous rencontrer et échanger dans cet espace pluriel qui permet d’envisager le développement de plusieurs secteurs d’activités.

Il accueille des complices de la matière organique et du jardin au naturel. Ainsi l’association l’Envers héberge désormais ses activités et son matériel dans ce local partagé.

Les mains sur terre est membre de :

De la valorisation des bio-déchets …

La question des déchets est une thématique centrale qui interroge à la fois nos modes de vie individuels et l’organisation de « la cité ». C’est, par ailleurs, une problématique souvent masquée ou écartée des débats publics car peu valorisante. Les efforts des collectivités en terme de prévention / réduction des déchets sont souvent décevants par rapports aux objectifs visés et aux moyens mis en œuvre.

Les mains sur terre propose de vulgariser cette problématique en impliquant les usagers dans un partie du traitement de leurs déchets (matières organiques, soit environ 30% de nos déchets), a proximité directe des lieux de vie et de travail, provoquant ainsi un « effet papillon » sur les habitudes de tri, mais aussi la prise de conscience des conséquences de nos choix de consommation quotidiens, les notions de circuits courts et de seconde vie des objets et matières, d’économie circulaire, et enfin sur la valeur des petits actes individuels, qui, cumulés, aboutissent a de grands effets.

Avant tout, le fait d’impliquer les usagers dans la valorisation d’un déchet (l’épluchure devient vite du terreau de qualité prêt à être réintroduire dans nos jardinières en circuit « ultra-court »), permet d’amorcer un changement de regard sur le statut du déchet, de valoriser cette thématique et d’inciter les usagers à s’emparer des problématiques complexes (collecte, acheminement, traitement,…) qui y sont liées, au delà de la question des bio-déchets uniquement.

… Une démarche cohérente d'économie circulaire.

Enfin, de nombreuses initiatives émergent aujourd’hui qui visent à produire et transformer au plus près des territoires de distribution et de collecte, qu’il s’agisse des filières d’approvisionnement (maraîchage de proximité) ou de valorisation des déchets (méthanisation, recyclerie,…). Si les efforts des collectivités sont aujourd’hui orientés vers le soutient de cette dynamique économique circulaire, le maillage des professionnels qui participent de cet effort, et les modes de consommation des usagers doivent être développés.

Les mains sur terre souhaite participer à cette dynamique, à la fois par son travail de sensibilisation et d’éducation, à la fois par son intégration dans le maillage économique du territoire :

Parce que la valorisation des résidus de matière organique à proximité des usagers ne peut suffire à traiter l’ensemble des résidus produits en milieu urbain ; Et parce qu’une logique d’économie circulaire appelle de nombreux intervenants à œuvrer à différentes étapes des processus de fabrication / distribution / consommation / collecte / valorisation / retransformation,… Chacun à son échelle et sa compétence ; Notre travail consiste aussi à identifier et renforcer les filières de valorisation spécifiques, et les fournir en matière première au moyen d’une collecte de proximité de bio-déchets différenciés (le marc de café peut servir à produire des champignons exotique localement, distribuables sur le marché des restaurateurs et particuliers, et nombreuses autres valorisations possibles, les bio-déchets à haute valeur fermentiscible peuvent alimenter des méthaniseurs, les bouchons de liège peuvent être broyés et revalorisés notamment pour l’isolation des bâtiments, …).

De la même manière, nous faisons appel aux acteurs locaux pour la fabrication de nos outils et matériels (stations de compostage et poulaillers), privilégiant les partenariats techniques et les outils fabriqués sur mesure du contexte et de nos besoins.

… A la promotion de la nature en ville...

D’autre part, la disparition -ou sur-domestication- de la nature en ville, est une problématique qui apparaît aujourd’hui comme majeure, à la fois pour les enjeux environnementaux qu’elle porte (usage des pesticides, pollution des eaux, appauvrissement de la biodiversité, stockage du carbone…), à la fois pour les enjeux du vivre ensemble (lien social).

En effet, des études montrent qu’un « syndrome du manque de nature », au delà de la méconnaissance des cycles de vie des produits que nous consommons (végétal ou animal, un citadin ne sais plus vraiment qu’un grain de maïs est aussi une semence à partir de laquelle un épi entier pourra germer), impacte négativement le comportement et l’état de santé (physique et moral) des citadins.

De plus, les efforts de réduction de l’utilisation des pesticides dans la gestion des espaces publics et privés sont souvent freinés par les représentations sociales et l’acceptation par les usagers d’une nouvelle esthétique urbaine, intégrant une végétation et une large biodiversité, y compris de la faune, largement absente de nos lieu de vie.

Aussi, Les mains sur terre se veut être un outils de promotion pour la ré-introduction de la nature en ville : qu’il s’agisse de la poule ou du vers de terre, nous constatons, à chacune de nos interventions, que le rapport direct au vivant est plus efficace que n’importe quel discours ou exposition de vulgarisation pour faire accepter une herbe folle ou la présence d’une abeille et pour faire naître un sourire, chez tous les publics rencontrés, et ce de 0 à 99 ans ! Enfin, la démarche participative, et l’adéquation des moyens au discours sur lesquels est fondée la méthodologie de Les mains sur terre passe par le « faire ensemble », qui permet de travailler sur le mieux vivre ensemble autour d’un objet concret commun.