image 4 Mai 2021 Pas de commentaires Collecte différenciée, Compostage, Réduire les déchets

 

Face à l’urgence de trouver des solutions vertueuses pour gérer et valoriser nos biodéchets, Les mains sur terre se mobilise et adapte ses activités.

Épandeur transformé en andaineur par Compost in situ Nantes

L’objectif ?

Proposer une solution capable d’absorber des quantités importantes de biodéchets et respectant deux principes : favoriser le retour au sol et limiter le déplacement de la matière.

 

Offrir des solutions adaptées pour des problématiques différentes

La solution prioritaire reste le compostage de proximité ! Lorsque c’est possible, composter et valoriser le terreau produit sur place reste la solution la plus vertueuse.

Cependant plus la production de biodéchets est importante, plus il est compliqué de pouvoir traiter les volumes en interne.

Le compostage de gros volumes offre une réponse adaptée aux “gros producteurs” de biodéchets : des établissements, le plus souvent urbains (établissement de santé, cuisines centrales, entreprises de l’agroalimentaire…) et soumis à une obligation légale de tri à la source.

 

 

Le modèle

En s’inspirant du modèle éprouvé et développé par les acteurs du réseau  Compost In Situ, rassemblant plusieurs structures de compostage de gros volumes, nous voulons développer une solution adaptée à notre territoire (Albigeois + Tarn et éventuels alentours).

Pour que notre projet soit écologiquement vertueux, nous privilégions le développement de filières locales en partenariat avec les agriculteurs les plus proches des lieux de collecte.

Pour offrir une solution simple et peu onéreuse nous avons choisi de composter en plein champs, chez l’agriculteur. Pour que notre modèle soit facilement adaptable, nous limitons la mécanisation au nécessaire tout en favorisant la mutualisation du matériel existant.

Et concrètement ? 

Nous allons nous équiper pour assurer la collecte, en palox, chez les producteurs. Le producteur “pré-composte” ses déchets en ajoutant une quantité équivalente de “matière brune” (broyat de branches, feuilles mortes…) à chaque apport. Cela évite le pourrissement de la matière et son lot de désagréments (odeur, écoulement).

 

Une fois collecté, le biodéchet est contrôlé à la recherche d’erreurs de tri, puis mélangé avec un nouvel apport de matières brunes et enfin épandu en andain, en bout de champs chez l’agriculteur. Il se reposera ainsi quelques semaines, interrompu par des retournements à intervalles réguliers, jusqu’à atteindre une qualité suffisante pour permettre son retour au sol !

 

Quelles garanties sanitaires ?

La montée en température (au-dessus de 70°C au cœur de l’andain) et le retournement mécanique (mélange de la matière) permettent l’hygiénisation du compost.

Ce processus garanti la valorisation des déchets organiques type DCT (Déchets de Cuisine et Table), y compris ceux relevant de la réglementation SPAn C3 (DCT sans risques sanitaires élevés).

 

 

Et la législation ? 

Les différentes législations avancent sur le sujet et offre un cadre propice à la mise en place de cette filière vertueuse !

L’Union Européenne :

Le Paquet Économie circulaire, publié au Journal officiel de l’Union européenne en juin 2018 fixe de nouveaux objectifs de valorisation.  Les déchets organiques auront l’obligation d’être triés à la source en 2023 et non en 2025, comme il avait été prévu dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

La législation française : 

Le point 24 de la Feuille de Route pour l’Économie Circulaire, publiée en février 2018, appelle à “Valoriser tous les biodéchets de qualité et permettre au secteur agricole d’être moteur de l’économie circulaire“.

 

La réglementation occitane :

Le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRGPD), adopté en novembre 2019, prévoit que la “part des biodéchets dans les OMr réduite de 50% en 2025 puis de 61% en 2031” ; de favoriser “l’approche retour au sol” en “structurant le réseau de site de traitement disposant de l’agrément sanitaire (plateforme de compostage et unité de méthanisation).”

 

Pour s'inspirer d'autres modèles, voici nos voyages d'étude : 

Nous avons rencontré à Dijon Alfacy de l'association Arborescence avec Trivial Compost de Besançon.

À Montpellier nous avons pu nous échanger sur nos projets de gros volumes avec l'association Compostons associée à Micro Terra, Terre en partage (Lodève) et Composterre (Marseille).

À Nantes nous avons visité le site de Compost In Situ Nantes et bénéficié du retour d'expérience de Compost In Situ Guérande. Nous avons poursuivi à Poitiers rencontrer Toilettes and co et leur plateforme de compostage de toilettes sèches.

Prochainement, nous partons visiter les installations de notre partenaire Compost In Situ Sud Ouest (Dordogne) projet issu de la structure Au ras du sol. 

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